Je me suis mis à disséquer récemment les propos que le Président Russe, Vladimir Poutine, a tenus lors d’une interview qu’il a accordée à la chaine de télévision française TF1, au lendemain de l’annulation, de sa visite en France prévue le 19 octobre, par les Autorités Françaises qui, au diapason avec l’Administration Américaine, ont accusé les Russes et les Syriens de « crimes de guerre » à travers leurs opérations militaires menées dans la ville Syrienne de Alep.

Poutine parle de « rhétorique politique » qui n’a pas grande signification » quand on voit la situation qui prévaut sur le terrain en Syrie. Il renvoie les Occidentaux, Américains et Européens à leurs responsabilités.

« Ils se sont tous précipités, assène-t-il, pour soutenir les Printemps Arabes. Comment tout cela s’est terminé ? Même si tous les pays concernés, dit-il, n’étaient pas des démocraties au sens occidental du terme, elles ne représentaient pas une menace terroriste pour la France, la Belgique, la Russie, les Etats-Unis et pourtant l’Occident avec les Etats-Unis ont participé à leurs destructions étatiques. Maintenant ils représentent tous des menaces terroristes et notre devoir est d’y mettre fin, y compris en Syrie.

Sans doute le Président Russe a t-il, en partie raison, sur le fond. Il ne veut pas être le seul à être au banc des accusés. Poutine de citer les bavures de l’aviation américaine sur des hôpitaux et autres en Afghanistan, au Yemen, y compris à Alep.

Poutine d’ajouter, à juste titre, ce que font les responsables du Hamas lorsqu’ils sont attaqués par les Israéliens dans la bande de Gaza : La triste réalité, c’est que quel que soit le lieu des opérations militaires, des innocents paient le prix et dans le même temps, on ne peut pas laisser les terroristes, comme ceux de Jabhat Al Nusra, à Alep se retrancher derrière les populations civiles dont ils se servent comme boucliers humains.

N’oublions pas que Poutine, en pleine guerre il y a quelques années contre les rebelles Tchétchènes, avait déclaré : « Il faut terroriser les terroristes jusque dans les chiotes ».

Aujourd’hui plus que jamais, Poutine veut faire comprendre aux Occidentaux que mieux vaut encore Bachar El Assad au pouvoir en Syrie que les Frères Musulmans, Al Quaida ou autre Daech.

Poutine déplore aussi le manque de confiance entre Russes et Américains pour mener des opérations militaires conjointes contre les groupes terroristes. En tout cas le sort de la ville de Alep pourrait déterminer l’avenir du règime Syrien.

Si Bachar El Assad, appuyé par la Russie et l’Iran, gagne, il aura gagné la guerre.

Depuis l’annexion de la Crimée en 2014, les Etats-Unis ont péché par impuissance. Ils ont été incapables de réagir avec fermeté vis-à-vis de Vladimir Poutine. Aujourd’hui, le Président Russe veut poursuivre sa politique de rouleau compresseur et regagner le temps et le terrain perdus.

Il sait qu’il y a peu de chances de voir une réplique militaire Américaine avant l’investiture du nouveau Président le 20 janvier 2017.

Alors, il enfonce le clou et signe son retour en force et son ancrage stratégique au Moyen Orient, par le biais de sa présence militaire en Syrie d’une durée indéterminée. Bref, il dame le pion à l’Amérique et à ses alliés.

Il manœuvre bien avec l’Iran et a su amadouer Erdogan, le Président Turc, membre de l’OTAN.

Il va vouloir faire reculer l’OTAN et tenter de récupérer son influence dans certaines anciennes Républiques Soviétiques comme les 3 Républiques Baltes, la Pologne et la Tchéquie.

La guerre d’influence ne fait que commencer. C’est en Syrie que Poutine a donné toute la mesure de ses ambitions internationales et qu’il y a vu la possibilité d’inverser le cours de l’histoire face à l’impuissance occidentale.

 

SYRIA : POUTINE’S PEACE

I began to dissect recently about the Russian President, Vladimir Putin, made during a interview given to the French TV channel TF1, following the cancellation of his visit to France scheduled October 19 by the French authorities who, in tune with the American administration, accused the Russians and the Syrians of « war crimes » through their military operations in the Syrian city of Aleppo.

Putin speaks of « political rhetoric » that has little meaning « when we see the situation on the ground in Syria. It refers Westerners, Americans and Europeans to their responsibilities.

« They all rushed, asserts there to support the Arab Spring. How it all ended? Even if all the countries concerned, he said, were not democracies in the Western sense, they posed no terrorist threat to France, Belgium, Russia, the United States and yet the West with the United States participated in their state destruction. Now they are all terrorist threats and our duty is to stop it, including Syria.

No doubt the Russian president was there, in part because, on substance. He will not be the only one in the dock. Putin cited the burrs of American aviation on hospitals and others in Afghanistan, Yemen, including in Aleppo.

Putin added, rightly, what the Hamas when attacked by the Israelis in the Gaza Strip: The sad fact is that regardless of the location of military operations, the innocent pay the price and at the same time, we can not let the terrorists, like those of Jabhat Al Nusra in Aleppo hide behind civilians they use as human shields.

Do not forget that Putin, during the war there a few years ago against Chechen rebels, said: « We must terrorize the terrorists until the Chians. »

Today more than ever, Putin wants to make clear to the West that is still better Bashar Assad to power in Syria that the Muslim Brotherhood, Al Qaeda or other Daech.

Putin also regrets the lack of trust between Russians and Americans to conduct joint military operations against terrorist groups. In any case the fate of the city of Aleppo could determine the future of the Syrian Speed Control.

If Bashar Assad, backed by Russia and Iran wins, he will have won the war.

Since the annexation of the Crimea in 2014, the US has sinned by impotence. They were unable to react vis-à-vis Vladimir Putin firmly. Today, the Russian president wants to continue to steamroller policy and regain the time and lost ground.

He knows there is little chance of an American military response before the inauguration of the new President January 20, 2017.

So he drives the point and sign his comeback and strategic anchor in the Middle East, through its military presence in Syria indefinitely. In short, it trumps to America and its allies.

It maneuver well with Iran and has managed to coax Erdogan, the Turkish President, a member of NATO.

He’ll want to back NATO and try to recover some influence in former Soviet Republics such as the 3 Baltic Republics, Poland and the Czech Republic.

The war of influence is only beginning. It was in Syria that Putin gave the full measure of its international ambitions and there saw an opportunity to reverse the course of history the face of Western impotence.