La prochaine fois sera peut-être la bonne …

L’Iran aura connu la Révolution Islamique « Khomeinyste « qui a abouti au renversement du Shah Mohammad Reza Pahlavi en 1979 et à l’instauration d’une « Ayatollarchie » sanguinaire qui a installé une chape de plomb religieuse sur le pays et gouverné d’une main de fer depuis plus de 40 ans.

En 2009, la tentative de révolution dite des verts, orchestrée par 2 anciens du régime Moussavi et Karroubi qui voulaient plutôt réformer le régime que le changer, a tourné court.

Et pourtant, ce mouvement vert était constitué des classes moyennes supérieures qui voulaient un réel droit au vote alors que le régime avait truqué l’élection présidentielle pour mettre à la tête du gouvernement un certain Mahmoud Ahmadinejad par une majorité d’Iraniens.

9 ans plus tard, en janvier 2018, j’eu soudain l’impression de revivre, à distance, ce que j’avais vécu il y a 40 ans sur le terrain : une révolution qui emporterait sur son passage l’Ayatollarchie au pouvoir en quelques semaines ou quelques mois, sachant qu’il y a 40 ans il avait fallu 14 mois aux Ayatollahs, soutenus par le peuple, pour renverser le Shah.

Le mois dernier tout est parti d’une manifestation dans la ville sainte de Mashhad où quelques milliers de manifestants protestaient contre la chereté de la vie, en particulier contre l’augmentation des prix des denrées de première nécessité.

Les « Mort au dictateur Khamenei » avaient succédé aux « Mort au Shah » d’il y a 40 ans.

Les manifestations se sont étendues à la presque totalité du pays.

On commencait à assister à la révolte des villes petites et moyennes et des campagnes où la population rurale, plutôt bien disposée jusqu’alors vis à vis du régime, vociférait son ras le bol.

Le régime commencait à déployer ses 160.000 pasdarans (gardiens de la révolution) et ses 290.000 bassidji, milices qui lui sont inféodées.

Je commençais à imaginer alors qu’il pourrait y avoir un bain de sang débouchant sur un printemps perse. Je me voyais dans une situation semblable à celle d’un certain vendredi de septembre 1978, jour de la prière, où le Shah fit tirer sur les manifestants, sur l’une

des grandes places centrales de Téhéran, la place Jaleh où périrent près de 900 personnes.

Il y a 40 ans, tout avait démarré avec les Bazaris, les plus grands commerçants du bazar de Téhéran, véritable poumon économique de la capitale Iranienne et la contestation avait gagné toutes les provinces.

A la différence du dernier embryon de révolution, la révolution de 1978/1979 était planifiée, organisée, orchestrée par l’Ayatollah Khomeiny et ses seides depuis Nauphle le Château, dans la région parisienne.

Aujourd’hui la contestation politico-sociale vient des provinces, des paysans, des classes moyennes qui sont vent debout contre la corruption généralisée au sein du régime, au plus haut niveau où Khamenei, le guide de la révolution, les pasdarans et autre Président Rohani n’ont pas laissé au peuple une miette des dividendes de l’accord sur le nucléaire.

Aujourd’hui, les manifestants veulent le droit à la liberté d’expression et aux libertés fondamentales.

Ils ne veulent plus que le régime dépense des milliards de dollars pour mener sa politique expansionniste en Syrie, en Irak, au Liban et au Yémen.

Ils ne veulent plus, non plus, de la République Islamique qu’ils subissent depuis 39 ans.

Comme le dit si bien Mohamed Sazegara, l’un des anciens proches de l’Ayatollah Khomeiny et l’un des fondateurs des gardiens de la révolution, qui vit aujourd’hui en exil : « Les Iraniens veulent aujourd’hui une démocratie sécularisée, en ayant recours à la désobéissance civile et en essayant aussi de faire basculer l’armée de leur côté. »

C’est ce que dit aussi Reza Pahlavi, prince héritier, fils de feu le Shah d’Iran, Mohammad Reza Pahlavi.

Les forces armées, trois fois plus puissantes que les gardiens de la révolution, détestent ce régime. Alors, question : « Rejoindront-elles le peuple tôt ou tard ? Tout comme la police qui n’a pas fait de mal au peuple.

Tous croient au Nationalisme et pas à l’Idéologie religieuse.

Aujourd’hui, les classes populaires ont fait surface pour la première fois avec des milliers de chômeurs éduqués.

C’est plus que jamais le peuple Iranien qui doit prendre sa destinée en main et la façonner.

Les pays occidentaux auraient tort de croire qu’on peut composer ou dialoguer avec le régime qui est un suppôt du terrorisme.

Iran ; the panic striken ayatollarchy

Next time may be the right one …

Iran will have known the Islamic Revolution  » Khomei Nyste  » which i about the overthrow of the Shah of Mohamma Reza Pahlavi in 1979 and the establishment of a  » Ayatollarchie « Bloodthirsty that installed a religious lid on the ountries and ruled with an iron hand for more than 40 years.

In 2009, the so-called Green Revolution attempt, orchestrated by two regime elders Moussavi and Karroubi who wanted to reform the regime rather than change it, has been cut short.

Yet this green movement consisted of the upper middle classes who wanted a real right to vote while the regime had rigged the presidential election to make the government tê you some slack Mah of Ahm adinejad by a majority of Iranians.

9 years later, in January 2018, I suddenly had the impression of reliving, from a distance, what I had experienced 40 years ago in the field : a revolution that would take the Ayatollarchy to power in a few weeks or months, knowing that 40 years ago it took 14 months for the Ayatollahs, backed by the people, to overthrow the Shah.

Last month all started with a demonstration in the city healthier t e Mashhad where several thousand demonstrators protesting against Cherete of life, especially against the rising prices of essential commodities.

The  » Death to the dictator Khamenei Had succeeded to Death to the Shah From 40 years ago.

The protests spread to almost the entire country.

The revolt of the small and medium-sized towns and the countryside was beginning to take place, where the rural population , rather well disposed up to then with respect to the regime , was shouting at the flames.

The regime was beginning to deploy 160,000 pasdara ns (gardi ens of the revolution) and his 29 0 .000 Basij militia are subservient to him.

I began to imagine then that there could be a bloodbath opening on a Persian spring. I saw myself in a similar situation to that of a Friday in September 1978 day of prayer, where the Shah was shoot protesters on one of the great central squares of Tehran, the place where J aleh perished near 900 people.

Forty years ago, everything started with the Bazaris , the biggest traders of the Tehran bazaar, the economic heart of the Iranian capital, and the protest had spread to all the provinces.

Unlike the last embryo of revolution, the revolution of 1978/1979 was planned, organized, orchestrated by Ayatollah Khomeini and his followers since Nauph le le Château, in the Paris region.

Today the political-social challenge comes from the provinces, the peasants, the middle classes who are standing up against the widespread corruption within the regime, at the highest level where Khamenei, the guide of the revolution, the pasdarans and other President Rohani did not leave the people a crumb of the dividends of the nuclear deal.

Today, protesters want the right to freedom of expression and fundamental freedoms.

They no longer want the regime to spend billions of dollars to pursue its expansionist policies in Syria, Iraq, Lebanon and Yemen.

They do not want, either, of the Islamic Republic that they undergo for 39 years.

As Mohamed Sazegara , one of Ayatollah Khomeini’s former relatives and one of the founders of the Revolutionary Guards, who is now living in exile, says so well. :  » Iranians today want a secularized democracy , resorting to civil disobedience and also trying to tilt the army on their side. « 

This is also what Reza Pahlavi, Crown Prince, son of the late Shah of Iran, Mohammad Reza Pahlavi, says .

The armed forces, three times more powerful than the guards of the revolution, hate this regime. So, question :  » Will they join the people sooner or later ? Just like the police who did not hurt the people.

All believe in Nationalism and not in religious ideology.

Today, the working classes have surfaced for the first time with thousands of educated unemployed.

It is more than ever the Iranian people who must take control of their destiny and shape it.

Western countries would be wrong to believe that we can compose or dialogue with the regime that is a terrorist henchman.