En politique, on a souvent l’art de faire du neuf avec du vieux. Ceci est valable pour le Proche-Orient en général et en particulier pour le conflit Israélo Palestinien, vieux de 70 ans et occulté, depuis un certain temps, par les guerres en Syrie, en Irak, et par la lutte contre l’Etat Islamique.

En politique, les gens qui n’ont rien fait ou pas grand chose, aiment, aussi comme Barack Obama et François Hollande, faire un baroud d’honneur avant leurs retraites politiques respectives.

C’est ce qui s’est produit à Paris, le 15 janvier dernier, lorsqu’avec l’appui de Barack Obama qui s’est désengagé lâchement du Proche-Orient depuis longtemps, François Hollande a repris en chœur, avec les Ministres des Affaires Etrangères de 70 pays, la chanson avec ses refrains bien connus : « Benjamin et Mahmoud négociez SVP, vous seuls, l’instauration de 2 états côte à côte, vivant en paix, dans des frontières souveraines, sures et reconnues : un vrai tube pour la paix pour remédier au cancer n°1 du Proche-Orient. »

Bien entendu, Américains, Européens et Arabes ont pris la précaution de rappeler dans la chanson : « Halte à la poursuite de la colonisation Israélienne en Cisjordanie, halte aux attentats terroristes palestiniens perpétrés sur le sol Israélien, 2 conditions sine qua non à la reprise des négociations.»

Cela dit, comme le déclarait l’ancien Premier Ministre Israélien Ehud Barak, en juillet 2000, à Camp David, en présence de Bill Clinton et de Yasser Arafat : « Pour danser le tango de la paix, il faut être 2. »

On ne peut pas dire que dans le contexte actuel, Benjamin Netanyahu et Mahmoud Abbas aient envie de danser le tango de la paix. La volonté et le courage politique ne sont pas toujours au rendez-vous.

Le premier a traité la Conférence sur la Paix au Proche-Orient de Paris d’imposture et de futilité. Il n’a rien à faire des reliquats de pouvoir d’Obama et de Hollande et il joue sa propre partition intitulée : « En attendant Trump » qui sera devenu, le 20 janvier dernier, le 45ème Président des Etats Unis et dont il espère qu’il sera mieux traité par lui que par Obama.

Les Européens et les Arabes présents à Paris ont envoyé un message à Donald Trump : « Travaillez sur la construction de 2 états cote à cote et ne faîtes pas exploser le Proche Orient en promettant, comme vous l’avez fait, de transférer l’Ambassade des Etats Unis à Jérusalem. »

Les Pays Arabes sont inquiets de la nomination par Trump du nouvel Ambassadeur des Etats Unis en Israel, David Friedman, qui soutient la poursuite des implantations en Cisjordanie.

Dans le communiqué final, il est stipulé le retour aux frontières de 1967, ce que Benjamin Netanyahu a toujours refusé et refuse encore.

Mais, peut-être, y-a-t’il une lueur d’espoir quand on parle de remettre sur la table le plan de paix Arabe, d’inspiration Saoudienne, présenté à Beyrouth en mars 2002.

15 ans après, son contenu peut susciter quelque espoir même si, à l’époque, il a été balayé d’un revers de main par Ariel sharon.

Il stipule que les 22 pays de la Ligue Arabe, c’est-à-dire l’ensemble du Monde Arabe, reconnaissent le droit à l’existence d’Israël en échange de négociations sur le retrait de territoires qui ne seraient pas essentiels pour la sécurité à 100% d’Israël.

Benjamin Netanyahu n’a jamais rejeté cette possibilité. Son émissaire privé, Dori Gold, en a même reparlé avec ses contacts en Arabie Saoudite.

Alors, pourquoi pas ressortir ce plan du tiroir, la poussière ne l’a pas rendu illisible.

Enfin, peut-être y-a- t’il des raisons d’espérer de la naissance d’un nouvel axe Poutine Trump Netanyahu, trois hommes qui sont supposés bien s’entendre et qui pourraient amener dans leur giron Mahmoud Abbas pour remettre sur les rails le processus de paix à condition que le Hamas dont Abbas est l’otage soit éradiqué.

NEAR EAST : THE SAME OLD SONG FOR PEACE

In politics, one often has the art of making new with the old. This applies to the Middle East in general and in particular to the 70-year old Israeli Palestinian conflict, which has been obscured for a time by the wars in Syria and Iraq and by the struggle against the Islamic state.

In politics, people who have done nothing or not much, like Barack Obama and Francois Hollande, make a bar of honor before their respective political retreats.

This is what happened in Paris on January 15, when, with the support of Barack Obama, who has been loosely disengaging from the Middle East for a long time, François Hollande took up the chorus with the Benjamin and Mahmoud negotiate, you alone, the establishment of 2 states side by side, living in peace, in sovereign, safe and recognized borders: a real tube For peace to cure cancer No. 1 in the Middle East. « 

Of course, Americans, Europeans and Arabs took the precaution to recall in the song: « Stop the pursuit of Israeli settlement in the West Bank, halt the Palestinian terrorist attacks perpetrated on Israeli soil, 2 conditions sine qua non to the resumption of Negotiations. « 

That said, as former Israeli Prime Minister Ehud Barak said in July 2000, in Camp David, in the presence of Bill Clinton and Yasser Arafat: « To dance the tango of peace,

It can not be said that in the current context, Benjamin Netanyahu and Mahmoud Abbas want to dance the tango of peace. Political will and courage are not always there.

The first dealt with the Conference on Peace in the Near East of Paris with imposture and futility. He has nothing to do with the remnants of power of Obama and Holland and he plays his own score entitled « Waiting for Trump », which will become the 45th President of the United States on January 20 and hopes that He will be better treated by him than by Obama.

The Europeans and Arabs present in Paris sent a message to Donald Trump: « Work on the construction of two states side by side and do not explode the Near East by promising, as you did, to transfer the Embassy Of the United States in Jerusalem. « 

The Arab countries are worried about the appointment by Trump of the new US ambassador to Israel, David Friedman, who supports the continuation of settlements in the West Bank.

In the final communiqué, it is stipulated the return to the borders of 1967, which Benjamin Netanyahu has always refused and refuses.

But, perhaps, there is a glimmer of hope when we talk about putting back on the table the Arab-inspired Saudi Arabian peace plan presented in Beirut in March 2002.

15 years later, its content can raise some hope even if, at the time, it was swept away by Ariel Sharon’s backhand.

It stipulates that the 22 countries of the Arab League, that is to say the whole of the Arab world, recognize Israel’s right to exist in exchange for negotiations on the withdrawal of territories that are not essential for The 100% security of Israel.

Benjamin Netanyahu has never rejected this possibility. Its private envoy, Dori Gold, even talked about it with his contacts in Saudi Arabia.

So, why not stand out this plan of the drawer, the dust did not make it illegible.

Finally, perhaps there are reasons to hope for the birth of a new axis Putin Trump Netanyahu, three men who are supposed to get along well and who could bring in their lap Mahmoud Abbas to put back on The rails the peace process provided that the Hamas of which Abbas is hostage is eradicated.