Lors de leur première conversation téléphonique, Donald Trump et Vladimir Poutine ont reconnu que les relations entre leur deux pays n’étaient pas satisfaisantes et qu’il était pour eux impératif de les améliorer. D’entrée de jeu, ils ont parlé de combiner leurs efforts pour combattre le terrorisme et trouver une solution à la crise en Syrie.

Durant sa campagne présidentielle, Trump avait déclaré à plusieurs reprises qu’il avait une haute considération pour Poutine et l’action qu’il mène contre les Islamistes en général, d’ou sa proposition, de mener ensemble une guerre sans merci contre l’État Islamique en Syrie et en Irak.

Pour ne pas se mettre à dos le Président Russe, dont il veut devenir l ‘Ami, à la différence de Barack Obama, il est donc peu probable que Trump exige le départ de Bachar el Asssad comme condition à un règlement de la crise Syrienne.

Cela dit, les divergences géopolitiques structurelles entre les Etats Unis et la Russie peuvent limiter le rapprochement entre Trump et Poutine.

Les 2 hommes n’ont pas les mêmes alliés. Les Russes combattent aux cotés du régime Syrien, du Hezbollah Libanais pro-Iranien et de l’Iran dont Donald Trump a fait son ennemi juré, souhaitant même remettre en question l’accord sur la nucléaire signé le 14 juillet 2015.

Le problème qui se pose est le suivant : Donald Trump devra choisir entre le rapprochement avec Moscou et le bras de fer avec Téhéran, à moins qu’il ne demande à Vladimir Poutine de jouer les intermédiaires avec les Ayatollahs pour tenter d’amender certaines parties du traité.

A Téhéran, on est inquiet, Javad Zarif, le Chef de la Diplomatie Iranienne, a réagi promptement, déclarant « le futur Président Américain doit respecter les accords, les engagements pris à un niveau multilatéral ».

A huit mois de l’élection présidentielle Iranienne, de nombreux observateurs s’accordent à dire que la victoire de Trump renforce le camp des ultraconservateurs qui sont persuadés que la nouvelle Administration Américaine ne respectera pas l’accord nucléaire défendu par leur adversaire, le Président de la République, Hassan Roham, qui pense que « Trump ne pourra revenir sur cet accord historique entériné par l’ONU ».

Bien qu’applaudi, par les alliés des Etats Unis comme la Grande Bretagne, la France, l’Allemagne, l’Union Européenne, sans oublier la Chine et la Russie, cet accord n’est pas du goût de la majorité Républicaine plus que jamais renforcée aujourd’hui au Congrès Américain après la victoire de Donald Trump.

Les Républicains considèrent, sans doute à juste titre, qu’Obama a récompensé et renforcé un pays comme l’Iran, suppôt du terrorisme international, qui veut à tout prix étendre son influence à l’ensemble du Moyen Orient où son emprise se fait déjà sentir dans des pays comme la Syrie, l’Irak, le Liban et le Yémen.

Trump, qui n’a cessé de répéter durant sa campagne « il faut défaire cet accord désastreux avec l’Iran », peut-il maintenant créer une nouvelle épreuve de force ?

Dans le meilleur des cas, pourrait-il renégocier cet accord partiellement ? Rien n’est moins sûr si le Congres et lui-même veulent adopter la politique de la carotte et du bâton : maintien des sanctions ou agir militairement si l’Iran viole l’accord.

Reste que dans l‘autre grand pays, leader des monarchies du Golfe, l’Arabie Saoudite, on espère un rééquilibrage des relations avec Donald Trump, après avoir du subir les incohérences d’un Obama qui a commis l’erreur majeure de penser que l’Iran pourrait jouer un rôle stabilisateur au Moyen Orient.

TRUMP, POUTINE, AND THE MIDDLE EAST

In their first telephone conversation, Donald Trump and Vladimir Putin acknowledged that the relations between their two countries were unsatisfactory and that it was imperative for them to improve them. From the outset, they spoke of combining their efforts to fight terrorism and find a solution to the crisis in Syria.

During his presidential campaign, Trump had repeatedly stated that he had a high regard for Putin and his action against the Islamists in general, hence his proposal, to wage a merciless war against the  » Islamic State in Syria and Iraq.

To avoid the Russian President, whom he wants to become the Friend, unlike Barack Obama, it is therefore unlikely that Trump demands the departure of Bashar el Assad as a condition for a settlement of the Syrian crisis.

However, the structural geopolitical divergences between the United States and Russia may limit the rapprochement between Trump and Putin.

The two men do not have the same allies. The Russians are fighting alongside the Syrian regime, the pro-Iranian Lebanese Hezbollah and Iran, whose Donald Trump has sworn enemy, even wishing to question the nuclear agreement signed on July 14, 2015.

The problem is the following: Donald Trump will have to choose between the rapprochement with Moscow and the arm-wrestling with Tehran, unless he asks Vladimir Putin to play intermediaries with the Ayatollahs in an attempt to amend certain parts Of the Treaty.

In Tehran, one is worried, Javad Zarif, the Head of the Iranian Diplomacy, reacted swiftly, declaring « the future American President must respect the agreements, the commitments taken at a multilateral level ».

At eight months of the Iranian presidential election, many observers agree that Trump’s victory reinforces the camp of the ultra-conservatives who are persuaded that the new American administration will not respect the nuclear agreement defended by their opponent, President Of the Republic, Hassan Roham, who thinks that « Trump can not reverse this historic agreement endorsed by the UN ».

Though applauded by US allies like Great Britain, France, Germany, the European Union, not to mention China and Russia, this deal is not to the taste of the Republican majority more than Never reinforced today in the American Congress after the victory of Donald Trump.

The Republicans consider, no doubt rightly, that Obama has rewarded and strengthened a country like Iran, a supporter of international terrorism, which wants at all costs to extend its influence to the whole Middle East where its influence is already Countries such as Syria, Iraq, Lebanon and Yemen.

Trump, who has repeatedly reiterated during his campaign « we must undo this disastrous agreement with Iran », can he now create a new showdown?

In the best of cases, could he renegotiate this agreement partially? Nothing is less sure if the Congress and itself want to adopt the policy of carrots and sticks: maintain sanctions or act militarily if Iran violates the agreement.

Still, in the other big country, leader of the Gulf monarchies, Saudi Arabia, it is hoped to rebalance relations with Donald Trump after having suffered the inconsistencies of an Obama who made the major mistake of thinking that Iran could play a stabilizing role in the Middle East.